Les enjeux

De nombreux foyers français sont équipés d’appareils dont ils ne se servent que très peu

Chaque foyer français possède une trentaine d’objets domestiques qu’il n’utilise pas hebdomadairement.

Dans chaque immeuble, des dizaines d’exemplaires d’un même appareil passent la majorité de leur temps dans un placard.

L’exemple de l’aspirateur illustre bien ce fait

Nous en avons tous un, …

En France, 90% des ménages ont au moins un aspirateur chez eux.

Un aspirateur est vendu toutes les 10 secondes.

 

… mais nous nous en servons pas si régulièrement que cela:

Nous sommes 50% à utiliser l’aspirateur moins d’une fois par semaine.

Nous sommes 92% à consacrer moins d’une heure à chaque utilisation.

L’aspirateur passe ainsi plus de 98% de sa vie dans un placard.

 

Un autre exemple flagrant : une perceuse est utilisée 12 minutes en moyenne dans sa vie !

 

Ce taux d’équipement n’est pourtant pas sans conséquence

La production, le transport et la fin de vie de ces appareils a un impact environnemental significatif.

 

Les ressources naturelles nécessaires à leur production ne sont pas illimitées et des tensions sont à prévoir entre les Etats pour y avoir accès.

 

Enfin les déchets générés une fois ces appareils cassés impliquent des coûts de collecte et de traitement pour la collectivité. Cela sans parler de la gestion des emballages jetés après l’achat.

En parallèle, de nombreux foyers ont du mal à avoir accès à des appareils de qualité

Par manque de moyens et d’espace notamment, ménages à revenu modeste, personnes en difficulté, jeunes actifs, étudiants ne peuvent pas toujours avoir accès au confort qu’offrent ces objets.

De manière générale, de nombreux foyers achètent souvent des appareils peu chers par soucis d’économie. Ces appareils sont moins efficaces, moins résistants et doivent être remplacés plus souvent. Cela les pénalise de nouveau financièrement et n’est pas sans conséquence pour l’environnement.

Partager ces appareils ferait donc sens pour les individus, la collectivité et la planète

Mais comment faire pour qu’une majorité relative accepte de renoncer à la propriété?

 

Chez les Biens en Commun, nous pensons que pour cela, il faut que les utilisateurs:

  • Aient les mêmes avantages que ceux que leurs garantissent la propriété: proximité, disponibilité au moment du besoin, autonomie dans l’utilisation et bon fonctionnement.

  • Y voient des avantages: économies, accès à plus et mieux, moins de contraintes personnelles.

  • N’aient pas à gérer les appareils mutualisés.